Boris Palu : “Quand je dis quelque chose sur la touche par exemple, on m’écoute un peu plus que si je ne jouais que de temps en temps”
Interrogé par Sud-Ouest, notre deuxième ligne Boris Palu est revenu avec lucidité sur les difficultés rencontrées en touche lors de la rencontre face au Stade Français, le week-end dernier. Un secteur stratégique dans lequel l’Union Bordeaux-Bègles a connu plusieurs approximations, à des moments clés du match. Le joueur a évoqué les ajustements nécessaires, les changements dans l’organisation, ainsi que le contexte d’enchaînement des rencontres qui a pu peser :
“Entre une mauvaise annonce, un lancer manqué, quelqu’un qui se trompe, ça faisait beaucoup sur des ballons importants. Cameron n’était pas là pour annoncer, c’était le premier match de Connor (Sa), il y a eu pas mal de réglages et ça s’est ajouté à la fatigue de l’enchaînement des matchs. Mais on doit quand même être capable de le gagner”.
Le deuxième ligne girondin a également pris le temps d’évoquer sa situation personnelle. Présent sur toutes les feuilles de match depuis le début de la saison, il s’impose progressivement comme un élément fiable du groupe. Une régularité qui, selon lui, lui permet de gagner en légitimité au sein d’un effectif riche en leaders et en cadres expérimentés :
“Je pense que je gagne du respect. Cette semaine, Damian (Penaud) m’a dit : ‘Franchement chapeau, je ne sais pas comment tu fais !’. Je suis arrivé sur la pointe des pieds, ils sont champions d’Europe, il y a un groupe de leaders, ils savent comment gagner. Mais être là tout le temps, sur tous les déplacements, a permis de m’intégrer plus vite. Maintenant, quand je dis quelque chose sur la touche par exemple, on m’écoute un peu plus que si je ne jouais que de temps en temps”.
