Louis Bielle-Biarrey : “S’il y avait eu le record mais pas la victoire, ça n’aurait servi à rien. Ce que je rappelle souvent, c’est que ce sont les titres collectifs qui importent”

Interrogé par Rugbyrama, notre ailier international de l’Union Bordeaux Bègles Louis Bielle-Biarrey est revenu sur les émotions ressenties à l’issue de la victoire finale de l’équipe de France dans le Tournoi des Six Nations. Au terme d’un Crunch spectaculaire face à l’équipe d’Angleterre, l’ailier bordelais a notamment souligné le caractère et l’état d’esprit affichés par les Bleus tout au long de la rencontre, capables de reprendre l’avantage à plusieurs reprises dans un match particulièrement indécis :
“C’était un match fou et la fin a été magique. Quand on voit le scénario, cette dernière pénalité de Thomas… C’est comme s’il ne pouvait rien nous arriver. Ce que j’ai envie de retenir, par-dessus tout, c’est notre état d’esprit qui nous a permis à chaque fois de repasser devant. À l’arrivée, gagner le 6 Nations deux fois d’affilée, ce n’est pas arrivé souvent dans l’histoire”.
Dans la suite de cet entretien, Louis Bielle-Biarrey est également revenu sur sa performance personnelle lors de cette rencontre, marquée par un quadruplé historique. Malgré cet exploit individuel rare à ce niveau de compétition, l’ailier tricolore a tenu à rappeler que, selon lui, les titres collectifs restent bien plus importants que les statistiques personnelles :
“Je n’avais jamais mis quatre essais de ma vie. C’est assez fou, voire irrationnel. Mais je peux vous dire que s’il y avait eu le record mais pas la victoire, ça n’aurait servi à rien. Ce que je rappelle souvent, c’est que ce sont les titres collectifs qui importent. Quand on voit les émotions que ça procure… À côté, les essais sont anecdotiques. D’ailleurs, en tant qu’ailiers, on est là pour marquer aussi, pour concrétiser les temps forts de l’équipe. C’est ce qui est vraiment plaisant. Après, si je ne marque pas la semaine prochaine, ce ne sera pas la fin du monde non plus”.

