Laurent Marti : “Après Rory Teague, mon premier choix était Yannick Bru. Malheureusement, il était engagé à Bayonne”

     

    Interrogé par L’Équipe, notre ancien capitaine Matthew Clarkin s’est confié sur les nombreuses étapes et les difficultés traversées par l’Union Bordeaux-Bègles au cours de sa progression vers le très haut niveau. Présent durant une période importante de la construction du club, il explique avoir vu l’UBB évoluer saison après saison, aussi bien sur le plan sportif que structurel. Malgré les moments compliqués et certains échecs, Matthew Clarkin assure avoir toujours ressenti une dynamique positive et une progression constante au sein du club bordelais :

    « Il y a eu des échecs et des moments difficiles, mais j’ai toujours senti que le club progressait, avançait. Tous les ans, on passait un cap, le club se structurait, ça c’est important. Vu la progression linéaire, je n’ai jamais pensé que ce club allait dérailler ou qu’il allait perdre son élan. J’ai toujours senti le club définitivement installé en Top 14 et à l’abri d’un accident quelconque ».

    Le président de l’Union Bordeaux-Bègles, Laurent Marti, s’est lui aussi confié sur une période qu’il considère comme charnière dans l’histoire récente du club : l’été 2022. Après une fin de saison compliquée et un contexte tendu autour de Christophe Urios, il reconnaît avoir eu des inquiétudes concernant la suite du projet sportif. Avec le recul, Laurent Marti estime toutefois que chaque entraîneur passé par le club a apporté sa pierre à l’édifice, avant de souligner l’impact particulièrement important de Yannick Bru, qu’il considérait déjà comme une priorité bien avant son arrivée à Bordeaux :

    « À l’été 2022, j’étais focalisé sur le fait qu’on avait mal fini la saison précédente et je m’inquiétais de savoir comment la prochaine allait redémarrer entre les joueurs et Christophe (qui était en conflit avec certains). Il nous a amené des choses, comme les autres managers avant. Avec du recul, j’arrive à trouver à chaque fois les lignes de briques que chacun a posées. Mais j’ai le sentiment que Yannick (Bru) a eu cette capacité à nous amener encore plus haut. D’ailleurs, après Rory Teague (licencié en novembre 2018), mon premier choix était Yannick Bru. Malheureusement, il était engagé à Bayonne. Il m’avait fait savoir par un intermédiaire qu’il souhaitait aller au bout de son projet. Ça m’avait rendu encore plus triste. À l’époque, on était devant Bayonne. Je m’étais dit : ce mec me plaît parce qu’il reste fidèle à son projet en Pro D2. Mais il avait été mon premier choix ».