Poirot et Serin reviennent sur le moment des hymnes

Baptiste Serin et Jefferson Poirot

 

Dans un dossier qui leur était consacré dans les colonnes de l’Equipe, Jefferson Poirot et Baptiste Serin, reviennent sur l’importance de ne pas trop se laisser submerger par ses émotions lors des hymnes avant un match, au risque de louper son match par la suite.

 

Pour Jefferson c’est « un moment particulier, c’est vrai. Mais, moi, je me suis mis en situation, avec mon préparateur mental, de pouvoir occulter ce moment. Ce n’est pas péjoratif, c’est quelque chose de très fort, l’hymne national. Mais je suis tellement concentré sur mon match que je ne veux pas me laisser envahir par les émissions qui peuvent alors te submerger […] La priorité, c’est ce qui va se passer juste après. J’ai pleuré une fois pendant les hymnes et je suis passé totalement à côté du match. C’était pour ma dernière avec les moins de 20 ans. Je m’étais dit : ‘C’est peut-être la dernière fois que tu viens en équipe nationale’. Je m’étais focalisé sur ce que cela représentait, plutôt que sur ce que j’avais à faire après. Donc, ça a été une bonne leçon et derrière j’ai fait un gros travail là-dessus avec Gershon Pinon, mon préparateur mental […] Contre l’Italie, pour ma première sélection, je me suis préparé à cela avec lui. Comme si je l’avais déjà vécu. En mentalisant sur le moment, ou même en le répétant en hypnose. Il y a pas mal de choses qu’on peut travailler pour anticiper des événements de cette ampleur […] Ca a payé, clairement. Et ce qui est fort, c’est qu’après le tournoi, quand je suis retourné à Lalinde, mes éducateurs de l’époque m’ont dit : ‘C’était impressionnant, pendant les hymnes contre l’Italie, on aurait dit que c’était ta 50ème sélection !’. Ça m’a fait sourire. Je m’étais tellement préparé à ça… ».

 

Pour Baptiste, c’est un peu la même chose. Il reconnaît qu’il a “profité de l’instant. En revanche, une fois que c’était passé, je me suis focalisé sur le cursus mis en place avec Gershon, avec qui je travaille aussi. Ça met un stop à toute émotion et on se concentre d’entrée sur tout ce que l’on aura à faire ».