Serin : “Clairement, comme les autres internationaux, je serai attendu”

Serin

 

Dans la longue interview qu’il a accordé au Midi Olympique, Baptiste Serin, notre jeune demi de mêlée, revient sur ce qui a changé pour lui depuis qu’il est devenu international cet été : “J’ai accumulé pas mal de matchs la saison dernière. J’ai engrangé de la confiance, de l’expérience avec deux sélections au bout. Alors, forcément, j’ai changé. Il me reste beaucoup de points à travailler mais je sais que j’évolue. Est-ce que la personne change aussi ? Non, je ne crois pas. Je n’ai pas envie de ça et j’y suis très attentif. Ma personnalité reste la même. Je garde les pieds sur terre“.

 

Baptiste remarque qu’il a plus de “sollicitations extérieures. Je crois que c’est le cas de tous les internationaux” et que “l’attente des coachs aussi” a changé vis à vis de lui. “Les internationaux, nous avons dû faire avec une préparation plus courte que nos coéquipiers mais les coachs nous ont demandé d’être prêts dès la reprise. Clairement, comme les autres internationaux, je serai attendu. Raphaël (Ibanez, N.D.L.R.) ne  s’en est pas caché, d’après ce que j’ai lu dans la presse. J’ai aussi eu une discussion avec Emile Ntamack (entraîneur des trois-quarts, N.D.L.R.) en ce sens. Mais c’est normal“.

 

Mais ces changement ne lui font pas peur : “J’essaie de ne pas trop y penser. Je me remets en question sur mon travail. Je bosse vraiment dur. J’ai réalisé une saison correcte mais il me faut désormais enchaîner. J’ai aussi une grosse concurrence à Bordeaux, à mon poste. Je me concentre donc sur mon travail au quotidien, c’est le plus important“. D’ailleurs, travailler, c’est ce que lui a demandé Guy Novès : “Dans les grandes lignes, il me demande de rester dans mon cadre de travail et de continuer à bosser, parce que je ne suis pas arrivé. Ça tombe bien, je suis d’accord avec lui ! (sourire) Je suis conscient qu’il me reste beaucoup de travail“.