Christophe Urios : “Moi quand je vais au stade, j’ai besoin de voir mon équipe qui ressemble à ce que j’ai envie de voir”

 

Interrogé par TV7, notre manager, Christophe Urios, s’est exprimé sur la difficulté d’instaurer une culture de club au sein de l’effectif de l’UBB : « Ce n’est pas facile pour plein de raisons. La première, c’est que pour moi, une culture, tu ne la changes pas, elle est ancrée au plus profond du club. Je viens d’un endroit à Castres, où la culture est très forte. La culture du jeu d’avants, de la mêlée, du ballon porté, les mecs qui mouillent le maillot. Tu ne peux pas la changer. Tu peux la faire évoluer, mais c’est très long. Quand je suis arrivé ici, je me suis posé la question de savoir quelle était la culture du club. Quand tu veux créer une vraie atmosphère dans un stade, il faut que tout le monde s’y retrouve. Moi quand je vais au stade, j’ai besoin de voir mon équipe qui ressemble à ce que j’ai envie de voir. Pour ça on a besoin de comprendre comment les gens fonctionnent, sur quoi le club est bâti. La particularité de ce club, et je pense que c’est ça aussi qui m’a plu dans ce projet, c’est que c’est un club jeune, avec une très forte culture béglaise de jeu, même s’il y a eu cette épopée de 91. Mais Bègles c’était quand même plus tourné sur le jeu. Mais il y a aussi cette communion avec Bordeaux, c’est deux entités complètement différentes. Quand j’ai posé la question à pleins de gens, que ce soit le président, des joueurs, des anciens joueurs, des supporters, ils ne savent pas finalement définir ce qu’est la culture de l’Union. Je sens un grand vide à chaque fois que je pose cette question. Je me suis dit qu’on n’allait pas la créer parce qu’elle doit exister quelque part quand même, mais il faut que l’on arrive à la développer et à rassembler les gens autour de ça. Ce n’est pas facile, mais il y a quand même un terrain favorable, parce que c’est un club jeune ».