Semi Radradra : “Je me dois d’aider mes compatriotes, notamment les plus jeunes. Nous sommes très loin du pays, et quelques-uns peuvent céder à de mauvaises tentations”

 

Interrogé dans les colonnes du Midi Olympique, notre trois-quart centre fidjien, Semi Radradra, revient sur son rôle au sein de la nombreuse communauté fidjienne évoluant en France : “Je ne me vois pas comme le mentor des Fidjiens. Ce n’est pas à moi de dicter leur comportement. Certains connaissent de véritables difficultés d’intégration, d’autres sur l’hygiène de vie. Sisa Koyamaibole a monté une structure pour les aider. Si certains font appel à moi, me posent des questions, j’essaye de répondre. Je me dois d’aider mes compatriotes, notamment les plus jeunes. Nous sommes très loin du pays, et quelques-uns peuvent céder à de mauvaises tentations. Je sais que certains nous prennent pour des modèles. Nous, les ‘top players’, nous nous devons d’avoir une conduite exemplaire, de servir de référence, d’avoir une attitude professionnelle, sur et en dehors du terrain mais après, ce n’est pas à nous, je le répète, de dicter leur conduite. Nous sommes là pour donner les clés de la réussite, à eux de les suivre. Ou pas […] Il ne faut pas venir en Europe trop tôt, car c’est un véritablement déracinement. On le voit avec les problèmes qu’ont pu rencontrer des garçons comme Talebula sur le poids ou Ratini dans sa vie. Je vous cite ces deux joueurs car nous étions ensemble en sélection de jeunes. Les tentations sont importantes ici“.